Romanesque comptabilité

Capture

Voilà que je reçois les offres d’un caviste concernant des vins de la Romanée Conti (vins que je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de déguster).

La Romanée St Vivant par exemple, peu importe l’année vu le contexte, approche les 1 300€ TTC.
Ce sont bien entendu des tarifs hors normes mais soyons réalistes, cela semble être les prix du second marché (côtes Idealwine et Winedecider).

Une petite phrase en bas du mail me titille :
« IMPORTANT : Les vins de ce domaine ne doivent en aucun cas se retrouver sur le marché spéculatif, donc être revendus à des professionnels (Directives contractuelles du domaine de la Romanée Conti). »

J’entends bien les problèmes de spéculation auxquels le domaine fait face, mais le caviste, celui la même qui vend au prix du marché spéculatif me dit en somme « je vends le beurre, je me fais le gros de l’argent du beurre mais tu n’as pas le droit de faire comme moi ». Ai-je bien compris ?

Si on veut que ces vins soient bus par des amateurs non spéculateurs, il faudrait leur donner une chance de les acheter à des prix non spéculatifs me semble t’il ( ce qu’arrive à faire le Domaine Coche Dury avec la restauration par exemple).

Le bon côté de la chose, c’est que de telles allocations permettent sans doute à pas mal de cavistes dont celui-ci de vivre de proposer à la vente des vins tout aussi recommandables et moins rentables.

Autres articles à lire:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*